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Congrès International de l'Arganier

Essaouira accueille la clôture du Congrès International de l’Arganier : quels enjeux pour les exploitations marocaines ?

Le Congrès International de l’Arganier 2026, organisé du 8 au 10 mai à Essaouira, a réuni près de 500 participants autour du thème « De l’Arganeraie à l’Arganiculture ». Sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’événement a présenté 130 communications scientifiques et officialisé plusieurs accords visant à renforcer la recherche et l’innovation au service des producteurs.

Contexte du congrès et principales réalisations (Congrès International de l’Arganier)

Porté par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) en partenariat avec l’INRA, l’ANEF et la FIFARGANE, ce rassemblement a constitué la plateforme de référence pour la filière arganier. Les 130 communications ont couvert la biodiversité, les techniques d’arganiculture, la valorisation des dérivés et les dimensions socio‑économiques. La cérémonie de clôture a notamment officialisé trois conventions de partenariat entre l’ANDZOA, l’INRA, l’Institut Africain de la Nutrition des Plantes (APNI) et la société Managem.

Ces accords visent à :

  • Développer des programmes de recherche appliquée sur le génome de l’arganier (plus de 35 000 gènes déjà séquencés).
  • Renforcer les capacités techniques des techniciens agricoles grâce à des formations ciblées.
  • Promouvoir des solutions d’arboriculture moderne, notamment le clonage de variétés certifiées.

Analyse des enjeux pour la filière arganier

Transition vers une arganiculture moderne

Les experts ont insisté sur le passage d’une gestion forestière traditionnelle à une véritable arboriculture. Le recours au clonage et à la multiplication de variétés du catalogue officiel doit augmenter la productivité de l’huile d’argan tout en garantissant la qualité organoleptique exigée par les marchés internationaux, notamment l’Union européenne.

Valorisation des sous‑produits et diversification économique

Le séquençage génomique ouvre la voie à l’exploitation des co‑produits (coques, tourteaux, résidus cellulaires). Selon les recommandations présentées, la création de chaînes de valorisation locale renforcerait la rentabilité des coopératives, surtout dans les zones de Souss‑Massa, Doukkala et Gharb, où les exploitations familiales représentent plus de 70 % de la production d’argan.

Rôle des partenaires publics et privés

Les conventions signées avec Managem et l’APNI soulignent l’importance d’un modèle multipartite. Le soutien de l’État, via le Plan Maroc Vert et la stratégie Génération Green 2020‑2030, assure un financement ciblé pour les projets pilotes d’agroforesterie, tandis que les acteurs privés apportent expertise technologique et débouchés industriels.

Implications concrètes pour les producteurs marocains

Pour les agriculteurs, les décisions prises à Essaouira se traduiront rapidement par des actions concrètes :

  • Des formations gratuites, organisées par l’ONCA et la COMADER, sur la taille moderne et la multiplication clonale, dès le troisième trimestre 2026.
  • Un dispositif d’appui à l’achat de plants certifiés, financé par le Fonds de Développement Rural (FDR), destiné aux producteurs du Saïss et du Loukkos.
  • L’accès à des kits de laboratoire mobile distribués par l’INRA pour le suivi de la qualité de l’huile sur le terrain.
  • Des incitations fiscales pour la valorisation des co‑produits, notamment la production de biodiesel à base de coques d’argan, prévue dans le cadre du programme “Énergies vertes” du ministère de l’Énergie.

Ces mesures visent à améliorer la marge nette des exploitations, à réduire la dépendance aux intermédiaires et à favoriser l’insertion des jeunes agriculteurs dans la filière.

Perspectives et points clés à retenir

  • Le Congrès International de l’Arganier 2026 a officialisé trois conventions majeures qui structureront la recherche appliquée jusqu’en 2030.
  • L’arganiculture moderne repose sur le clonage de variétés certifiées, garantissant rendement et qualité.
  • La valorisation des co‑produits constitue une nouvelle source de revenus pour les coopératives, notamment dans les régions du Souss‑Massa et du Gharb.
  • Le soutien étatique, via le Plan Maroc Vert et Génération Green, assure un financement ciblé pour les projets d’agroforesterie et de formation.
  • Les engagements pris aujourd’hui se traduiront par des programmes de formation, des subventions de plants et des incitations fiscales dès la fin 2026.

Questions fréquentes

Quel est le rôle exact du Congrès International de l’Arganier pour les agriculteurs?

Le congrès sert de catalyseur pour la recherche, la diffusion de techniques modernes d’arganiculture et la signature de partenariats qui débouchent sur des programmes de formation et des subventions concrètes pour les producteurs.

Comment les nouvelles conventions vont‑elles améliorer la qualité de l’huile d’argan?

En soutenant le clonage de variétés certifiées et le suivi génétique, les conventions permettent d’homogénéiser la maturation des fruits, ce qui se traduit par une huile plus stable, riche en antioxydants et conforme aux exigences des marchés européens.

Quelles aides financières les petits exploitants peuvent‑ils espérer?

Le Fonds de Développement Rural, le Programme d’Appui à l’Arganiculture du Plan Maroc Vert et les incitations fiscales pour la valorisation des co‑produits offrent des subventions directes, des prêts à taux réduit et des exonérations de TVA sur les équipements de transformation.

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