Kelâat M’Gouna accueille le Salon international de la rose à parfum 2026 : un tournant stratégique pour la filière oasis
Du 7 au 10 mai 2026, Kelâat M’Gouna deviendra le carrefour des acteurs de la rose à parfum,. L’événement, intitulé “La filière de la rose à parfum au cœur du développement intégré des zones oasiennes”, réunit producteurs, chercheurs et investisseurs pour définir les contours d’une modernisation guidée par le cadre Génération Green 2020‑2030. Le Salon international de la rose à parfum 2026 représente ainsi la plateforme principale où se conjuguent enjeux économiques, environnementaux et sociaux.
Contexte et faits marquants du Salon 2026 (rose à parfum Kelâat M’Gouna)
Organisé par le ministère de l’Agriculture en partenariat avec la province de Tinghir, le salon s’inscrit dans la continuité des éditions précédentes tout en introduisant trois axes prioritaires : la digitalisation des filières, le renforcement de la chaîne de valeur et l’inclusion des jeunes et des femmes. Plus de 200 exposants, dont des coopératives locales, des laboratoires pharmaceutiques et des marques de cosmétiques, occuperont les halls d’exposition. Deux espaces dédiés – institutionnel et produits dérivés – permettent de présenter les programmes d’accompagnement de l’ADA et les innovations de l’INRA‑M.
Le décor sera complété par un programme de séminaires animés par des experts du Programme de recherche agricole (ORMVA) et des représentants du Comité marocain de la commercialisation de la rose (COMADER). Ces tables‑ rondes traiteront notamment de la certification de qualité, de la traçabilité numérique et des exigences des marchés européens.
Analyse et enjeux pour la filière
Modernisation technique et renforcement de la chaîne de valeur
Le salon met en lumière les nouvelles technologies de distillation à faible consommation d’eau, préconisées par le Plan Maroc Vert.
L’objectif est de réduire la consommation hydrique de 15 % tout en augmentant le rendement en huile essentielle de 12 % selon les dernières études de l’INRA‑M.
Cette évolution technique répond aux contraintes climatiques accentuées par le changement climatique et aux exigences de durabilité des marchés d’exportation.
Valorisation économique et ouverture des marchés
Les représentants de la Fédération nationale de la transformation des produits de la rose (FENAGRI) exposeront les programmes de soutien à l’exportation, dont le financement de la plateforme logistique de l’Oasis International Trade Hub (OITH). Le but est de faciliter l’accès aux marchés de l’Union européenne et du Golfe, où la demande de produits « bio » et de qualité supérieure connaît une croissance de 8 % par an. Le salon sert également de vitrine aux projets de tourisme œnologique et aromatique, favorisant un revenu supplémentaire pour les agriculteurs.
Implications concrètes pour les producteurs marocains
Les producteurs de la vallée du Drâa‑Tafilalet bénéficieront d’un accès direct aux programmes de formation de l’ADA, axés sur la gestion intégrée de la fertilité du sol et les pratiques d’irrigation au goutte‑à‑goutte. La remise de prix d’encouragement, prévue lors de la clôture, mettra en avant les exploitations exemplaires, créant un effet d’entraînement pour l’adoption de meilleures pratiques.
Dans les zones oasiennes voisines – Guelmim‑Oued Noun et Souss‑Massa – les agriculteurs recevront des informations sur les modèles de coopératives « vertes » soutenus par le Fonds de développement agricole (FDA). Ces modèles permettent de mutualiser les coûts d’équipement et d’optimiser la commercialisation des produits dérivés, notamment les eaux florales et les savons artisanaux.
En outre, les jeunes agriculteurs pourront profiter des programmes de financement de la Banque Al‑Moutazzil, qui offrent des prêts à taux préférentiel pour l’acquisition de matériel de micro‑distillation certifié par le CNR (Centre national de la rose). Cette mesure vise à réduire la dépendance aux intermédiaires et à renforcer la marge bénéficiaire nette, estimée à 20 % pour les exploitations modernisées.
Perspectives et points clés à retenir
- Le Salon international de la rose à parfum 2026 constitue le pivot de la modernisation de la filière, avec un accent sur la réduction de la consommation d’eau et l’amélioration du rendement en huile essentielle.
- Les engagements de Génération Green 2020‑2030 se traduisent par des programmes concrets d’accompagnement technique et financier pour les producteurs oasis.
- L’inclusion des jeunes et des femmes, soutenue par l’ADA et la FENAGRI, crée une dynamique socio‑économique favorable à la pérennité de la filière.
- Les nouvelles voies d’exportation vers l’Europe et le Golfe exigent le respect de standards de qualité et de traçabilité, pour lesquels le salon propose des solutions numériques.
Questions fréquentes
Comment le Salon 2026 aide‑t‑il les producteurs à améliorer la qualité de l’huile essentielle de rose ?
Le salon présente des technologies de distillation à moindre consommation d’eau et des protocoles de contrôle qualité certifiés par l’INRA‑M, permettant d’augmenter le rendement en huile de 12 % tout en conservant les propriétés aromatiques.
Quelles aides financières sont disponibles pour les agriculteurs qui souhaitent moderniser leurs installations ?
L’ADA propose des subventions de jusqu’à 30 % du coût d’équipement, complétées par des prêts à taux réduit de la Banque Al‑Moutazzil, ciblant les jeunes exploitants et les coopératives féminines.
Quel impact le Salon 2026 aura‑t‑il sur les débouchés commerciaux de la rose à parfum au Maroc ?
En facilitant l’accès à des réseaux de distribution internationaux et en renforçant la traçabilité, le salon ouvre de nouveaux marchés, notamment en Europe et au Golfe, où la demande de produits « bio » de haute qualité est en hausse constante.